
Sa fille : « Maman m’a toujours aidée dans mes travaux d’écriture à l’école. En primaire, elle m’accompagnait dans mes devoirs. Au collège, c’était pour les rédactions d’invention. Au lycée, pour les dissertations. Et à la fac, pour mes mémoires… Ensuite ? Elle n’a pas eu d’autre choix que d’écrire pour elle-même ! Et je crois que ça marche plutôt bien, lisez ses romans vous m’en direz des nouvelles… »
Son mari : « Monique peut être têtue comme une mule ou très souple, un bon petit soldat ou n'en faire qu'à sa tête, très timide mais prendre la parole en public sans aucun problème… un Gémeaux, quoi ! Constante en amour et en amitié, c'est un petit bout de femme incroyable qui me surprend toujours après plus de trente ans de vie commune. »
Sa sœur : « Ma sœur a toujours aimé les mots. Je la revois, petite, dans la maison familiale en Bretagne, très concentrée sur sa lecture du Petit Chaperon rouge. Certes, elle est encore très jeune, mais le plaisir des mots s’est emparé d’elle. Les années s’écoulent, et c’est son imaginaire qui me surprend, cette facilité à inventer des histoires, toujours le pouvoir des mots. Opiniâtre ou têtue, voire les deux (j’ai dit bretonne, n’est-ce pas ?), elle se lance. D’abord des nouvelles, puis l’ébauche d’un roman, une première publication, une deuxième… La suite est en train de s’écrire – toujours – par le truchement d’un étrange Lion dont les ailes se sont mises en action pour un nouveau voyage. »
Sa corbeille d’ordi : « Je ne devrais pas me plaindre, je suis nourrie en abondance… mais je sature ! Comme elle n’est jamais satisfaite, elle jette beaucoup, mais ne supprime rien : lourdeurs, portraits ratés, descriptions inachevées, rebondissements convenus, plans illogiques… Et encore la Bretagne, Paris, la montagne, et toujours des romans psychologiques, des histoires d’amour un peu troubles, des trahisons, des cimetières… Moi qui raffole de la romantasy et du feel good, je n’en peux plus. Au secours, libérez-moi ! »
Son chat : « J'aime beaucoup cette nouvelle activité qu'elle pratique depuis plusieurs années. Quand elle écrit, à la main ou au clavier – cet engin tout chaud et si doux –, elle est tellement concentrée, pour en pas dire ensorcelée, qu'elle n'entend ni ne voit plus rien. Je peux tout me permettre : me faire les griffes sur les murs du salon, dévorer les plantes vertes, squatter ses genoux pendant des heures, dormir sur les cahiers ou les feuilles noircies (elle imprime beaucoup)… En plus, ça la met de bonne humeur ! »
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