Ils nous parlent de... Jean Jauniaux

Edmond Morrel (journaliste littéraire, 1954- ): je suis apparu dans la vie de Jean Jauniaux lorsqu’il s’est lancé dans la réalisation d’un de ses vieux rêves, l’interview radiophonique des écrivains qu’il admire. Il a choisi de s’appeler Edmond Morrel pour des raisons connues de lui seul, mais dont je soupçonne que l’une d’elles était sa discrétion presque maladive, et la priorité donnée toujours à ce que « l’autre » peut lui apprendre et lui transmettre.

Idesbald  des Dunes (18/4/1134 – 18/4/1167) : Avec Jean nous avons plusieurs points communs. En premier lieu la date de naissance (qui est aussi la date à laquelle est fixée « ma » fête calendaire). Mais aussi, et surtout, cette bonhommie qui nous caractérise l’un et l’autre et nous fait souvent manquer d’« entregent » et rater de nombreuses occasions de « promotion ». Par ailleurs, Jean a toujours aimé le petit village de pêcheurs qui porte aujourd’hui mon nom, Saint-Idesbald. Enfant, il venait jouer dans le chantier de l’église – démesurée en regard de ma modestie – qui se construisit, par suite de ma béatification équipollente, sous le nom de Notre-Dame-des Dunes. Le mécréant qu’il est s’amuse parfois à prétendre être la « réincarnation » de ma personne. Il a situé plusieurs de ses nouvelles et romans dans le village de Saint-Idesbald ou dans des caveaux cachés des ruines de mon abbaye…

Jean-Marie Le Clézio (écrivain, prix Nobel de littérature) : « (J’aime dans les livres de Jean Jauniaux) le mélange du personnel et de l’imaginaire, la multiplicité des langages, l’humour, le sarcasme, la tendresse. (Dans ses livres) tout cela est profond, sincère et joliment mené, ce qui ne gâte rien. »

L’enregistreur utilisé pour les interviews : Que serait-il sans moi, Jean, ce grand timide ! Grâce au prétexte de l’interview à enregistrer dans un lieu qui ne soit pas trop bruyant, il parvient à entrer en contact avec toutes celles et tous ceux qu’il admire. Cette passion de la rencontre avait débuté en 1974. Jean avait 20 ans. Et j’étais la première version de ces enregistreurs dont il a aujourd’hui une collection innombrable : un enregistreur de la marque UHER, à bande magnétique, que lui prêtait l’INSAS, l’école de cinéma où il venait de commencer ses études de réalisation Film/Radio/Télévision. Son premier invité – ou plutôt le premier chez qui il s’est invité- était Théo Fleischmann… inventeur du journal parlé de la radio belge naissante, mais aussi, créateur génial de dramatique radio. Ensuite, il me remplacera par des enregistreurs digitaux, plus performants et de plus petite taille, avec lesquels il apprivoisa les plus blasés des interlocuteurs, les plus rompus à l’exercice. Allez ! J’en cite trois ou quatre : Amin Maalouf, Jacques De Decker, Hélène Carrère d’Encausse, Paul Emond, Jean Yvane, Jacques Chancel, Bernard Pivot…et deux Prix Nobel, (outre JMG Le Clézio) : Svetlana Aléxéïévitch et Mo Yan.

Claire Werst (sa maman décédée en 1958). Pendant des décennies, Jeannot n’a jamais su comment parler de moi, ni évoquer le concept d’une « maman ». Alors, que pourrais-je dire à son propos ? J’espère qu’au fil des ans il a réussi à surmonter le manque et la honte du manque, mais surtout la honte de la honte. Et qu’il n’a plus peur.

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